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Drnovsek pour l’élargissement de la Communauté Européenne

Drnovsek Une Europe sans élargissement futur entraîne de nouvelles divisions, ce qui provoquera dans 20 ans, la scission de l’Europe en une Europe des pauvres et l’autre de riches. Une Europe de tensions sociales avec la possibilité de conflits nationaux, a indiqué le Président slovène Janez Drnovsek, lors de la 12ème rencontre des Présidents de l’Europe Centrale, à Zagreb. A cette occasion, il a mis l’accent sur l’urgence de l’élargissement de la CEE, qui concernerait autant les états des Balkans de l’ouest que la Moldavie et l’Ukraine.

Une forteresse européenne est impossible, a souligné Drnovsek, en ajoutant que l’Union doit partager ses richesses avec les états voisins et être un facteur positif dans la politique internationale. C’est à elle de chercher les solutions pour les plus grands défis du futur, la diminution de la pauvreté, les changements climatiques et assurer la stabilité pour le monde entier.Tout ceci n’est pas réalisable pour seulement quelques pays du monde, a-t-il précisé sur le thème du « comment achever le processus des intégrations européennes ».

Le Président a félicité l’hôtesse de la rencontre pour la dernière décision de l’Union Européenne, concernant le début des pourparlers avec la Croatie. La Slovénie soutient cette décision ; la Croatie est notre voisin, et l’intérêt slovène est son développement, sa richesse et sa perspective européenne, a souligné Drnovsek, et montré sa satisfaction face à cette deuxième république ex-Yougoslave à devenir membre de la CEE. Avec ce pas, l’Union montre que les portes restent ouvertes et qu’il existe une perspective européenne pour les pays de l’ex-Yougoslavie.

Il a qualifié d’ »avisée » la décision de l’Union de commencer les pourparlers avec la Turquie – un état important. Son intégration en tant que 1er état musulman serait un avantage pour l’Union, a précise Drnovsek. Comme il l’a souligné, l’union a donné, avec ce pas significatif, un exemple au reste du monde qu’il est possible de faire cohabiter les différentes cultures et religions, que celles-ci peuvent collaborer, qu’elles acceptent les valeurs communes de cohabitation, d’aide réciproque, de construction, d’évitement de conflits et d’altercations, et plus particulièrement de guerres.

Et c’est particulièrement à cause de ces valeurs là que l’Europe doit laisser ses portes ouvertes et continuer d’offrir une perspective européenne à ses pays voisins, à ceux de l’ex-Yougoslavie, mais aussi à la Moldavie et à l’Ukraine, a-t-il dit. « Il est difficile de s’imaginer comment ces états pourront remplir les conditions économiques et sociales. L’union Européenne devrait aider les dirigeants de ces états à accomplir ces conditions et leur donner un réel espoir quant à leur entrée dans la CEE » a-t-il commenté.

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Source: Delo
Traduction : Polonca