Les pays alpins veulent favoriser le transport ferroviaire

LYON (Reuters)- Les ministres des Transports du groupe de Zurich, réunissant six pays de l'arc alpin, ont décidé de concentrer leurs efforts sur la sécurité des infrastructures routières et sur la diversification en direction du transport ferroviaire.

L'Allemagne, l'Autriche, la France, l'Italie, la Suisse et la Slovénie, dernier membre en date du groupe, se sont réunies pendant deux jours à Lyon avec le commissaire européen Jacques Barrot pour examiner les problèmes de circulation à l'intérieur de l'arc alpin.

"Ces six pays partagent les Alpes comme patrimoine et comme barrière économique", a lancé en guise d'introduction à leur conférence de presse commune Dominique Perben, ministre français des Transports.

Il a rappelé que dix millions de camions franchissaient chaque année les Alpes, et avec eux 195 millions de tonnes de marchandises, alors que le chemin de fer n'en transporte lui, que 63 millions de tonnes.

Dominique Perben a insisté sur les efforts à faire en matière de sécurité au niveau des infrastructures, des équipements et de l'organisation des secours dans les tunnels.

"Quand il y a un accident dans un pays, tous les autres pays sont touchés", a fait remarquer Hubert Gorbach, ministre autrichien des Transports, qui succédait vendredi à Dominique Perben à la présidence du groupe de Zürich.

Les six ministres européens ont également mis à l'étude un plan de gestion des itinéraires en cas de crise, "une sorte de bison futé par les Alpes", a résumé le ministre français des Transports.

Avec l'idée, soutenue par la Commission européenne, de mettre en place un système de régulation du trafic à travers les Alpes, le groupe de Zürich a également lancé une réflexion sur l'idée de réservations de créneaux horaires de passage des Alpes.

"Il s'agirait d'introduire un mécanisme de droit de passage d'autant plus cher que le trafic est élevé" a expliqué Dominique Perben, "c'est une façon de réguler le trafic".

Au sujet de la liaison ferroviaire Lyon-Turin, Dominique Perben a indiqué aux sceptiques que "plus de 500 millions d'euros avaient déjà été dépensés et que le Lyon-Turin n'était plus un projet mais une réalité".